vendredi 16 août 2013

Mea culpa

Je ne suis pas tout a fait celui que l’on peut qualifier d’inconditionnel de Facebook, ce réseau social planétaire. Il advient que je m’y aventure épisodiquement pour rendre compte de banalités souvent glanées sur le net, des babioles, rien de bien consistant au final. En fait, à mes yeux, il ne s’agirait ni plus ni moins que d’un bon créneau pour âmes extraverties en mal d’exhibitionnisme. Et comme je ne suis pas du genre voyeur je ne m’y risque qu’exceptionnellement comme là, juste maintenant. Cela dit Facebook reste a mon sens un bon media, n’en témoignerait que sa croissance exponentielle en si peu de temps. Malgré ce jugement de valeur défavorable, je vais tout de même me prêter a cet exercice non encore passe de mode, loin s’en faut d’ailleurs car pratique par des centaines de millions d’internautes accrocs . Ce disant, j’entrerai tout de go dans le vif du sujet pour dire très prosaïquement combien je comprends l’état d’esprit et le mal être des condamnés a mort qui croupissent dans les quartiers de haute sécurité des pénitenciers américains ou autres. Pour prolonger leurs jours comptes ces pauvres hères en sont réduits a multiplier les recours bureaucratiques et cela à la limite du juridisme procédurier. Une fois tous les recours possibles et imaginables épuisés, ils se rendent ,a l’atroce évidence et sombrent dans une apathie maniaco-depressive profonde. Alea jacta est ou le sort en est jeté. Dès lors, chaque claquement de porte les fait sursauter car ce pourrait bien être le dernier, celui de la voie menant a la table a sangles d’injection létale pour le dernier voyage sans retour. D’aucuns s’étonneraient de la minutie des états comportementaux ci-haut décrits par moi. Eh bien, la raison en est bien simple : j’y étais, j’en reviens et j’y suis toujours encore. C’est du vécu, pas de la fiction imaginée sur une table de travail. Pour rendre compte de cette insupportable état de fait, sachez par exemple que le moindre cliquetis de clefs ou de serrure est source d’effroyables et interminables angoisses voire d’attaque de panique massive. Tout cela pour dire qu’à l’instar des pensionnaires des "Death row" ou couloirs de la mort, j’ai été moi aussi condamné à mort par une mystérieuse organisation aux ramifications tentaculaires bénéficiant de multiples complicités tant en Mauritanie qu’à l’ étranger. Curieusement, les menaces de mort me concernant auront été largement médiatisées comme qui dirait que leurs auteurs seraient assurés de l‘impunité. A la différence des candidats peuplant les death row us, je ne bénéficierais semble-t-il, d’aucun recours possible. Oh que si, je bénéficie bel et bien et de facto du recours a Dieu et de celui de l’aile protectrice du président Ould Abdel Aziz, le protecteur élu de tous les mauritaniens sans exception, son devoir, son sacerdoce, j’allais dire. Et il n’y faillira point des lors que ses moyens le lui permettraient, je suis confiant de ce côté-ci. Sans detour ,j’en appelle a son aide protectrice, il est avec Dieu mon dernier rempart contre la barbarie de l’assassinat politique, pratique surannée ,abandonnée même par les dictatures les plus obscures en ce 21eme siècle et surtout étrangère a nos us et coutumes de démocratie islamique. Compte tenu de ce qui précède, ce serait bien le diable si à eux deux, c-a-d Dieu et le président n’arrivent pas a me tirer de cette mauvaise passe, doux euphémisme pour évoquer les menaces et tentatives d’assassinat dont j’ai été l’objet a plusieurs reprises. je vous en passerai les détails relevant beaucoup du polar noir. La politique n’a jamais été ma tasse de thé je n’en ai jamais fait de toute ma vie à part ma brève et désastreuse incursion d’il y 3 ou 4 ans. Désastreuse elle l’aura été car j’avançais en terrain inconnu, une véritable terra nullis en friche pour moi alors. Or je me trompais car la politique et le net mauritaniens ont leurs règles et codes, un peu comme le Bushido japonais, mais cela je ne l’ai compris que trop tard, hélas. Le mal était deja fait. Par conséquent, j’éprouve une sincère contrition et demande pardon pour les préjudices que mon inexpérience politique aurait pu causer a certains et cela a mon corps défendant, j’étais de bonne foi. Enfin, j’ignorais que l’on pouvait mourir pour ses opinions politiques en ce 21eme siècle. Au vu d’un aussi peu reluisant bilan politique, il va de soi que je me dois d’arrêter toutes activités politiques ou d’écriture. En lieu et place je m’en vais cultiver mon jardin comme le Candide de Voltaire et cela en m’occupant de mes multiples , sérieux et chroniques problèmes de sante

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