mercredi 3 juin 2009

La régence d'un « Système ».

Il semblerait bien qu'en Mauritanie nous assisterions depuis 10 mois à un phénomène de régression démocratique également observable dans la plupart des pays africains qui avaient par impératif, mimétisme ou banalement snobisme politique adopté le système démocratique occidental sans trop se poser de questions voire sans demander leur reste tout acculés qu'ils seraient pour certains.Même certains pays des plus insoupçonnables comme notre premier de la classe démocratique de voisin et de médiateur providentiel le Sénégal n'échapperait pas à ce stéréotype, en témoigneraient les dérives autoritaristes voire patrimonialistes du géronte Wade.Patrimonialiste en raison du caractère parfois familial de sa gestion de la chose publique :Cf son fils de ministre d'Etat et présumé successeur Karim Wade dit-on, un peu à l'Egyptienne, à la Togolaise, à la Congolaise, à la Gabonaise voire même à la façon du « pays du matin calme » la Corée du Nord etc...

Le repli démocratique qui aura touché de plein fouet notre pays, à l'instar de nombre d'autres pays africains et autres, serait presque certainement à mettre sur le compte de la tenacité des survivances et des fantômes du passé revenus en force pour re-initialiser et recomposer un «Système» demeuré intact faute d'avoir été jamais proprement démantelé .Et notre brève expérience démocratique de 15 mois aura aussi lourdement péché en prétendant faire du neuf avec du vieux, car ce faisant elle aura presque réussi le tour de force de garder le « status quo ante » en dépit du bonus de la légitimité démocratique dont elle pouvait se prévaloir à juste titre.Convertir le bonus en malus comme aurait pu soutenir un agent d'assurances sur les dents, ce ne serait presque que de cela qu'il se serait agi tout prosaïquement et il fallait le réussir aussi, hélas.Et «l'hydre acéphale tentaculaire» n'aura bien évidemment point raté l'occasion pour amorcer son retour en force en se faufilant à travers les interstices béants de notre encore balbutiante et précaire démocratie.

Comme il m'est arrivé souvent de le soutenir dans d'autres essais et d'autres espaces, le «Système» posséderait bien sa propre dynamique nonobstant les sociétaires et managers conjoncturels alternant pour assurer son animation et son entretien.L'on pourrait même avancer que pas plus Taya, Sidioca ou de nos jours le putschiste Aziz n'en auraient été les chefs incontéstés et véritables.Par conséquent, je me risquerais bien gaillardement à mettre au défi quiconque pouvant nous établir sans ambages qui aurait gouverné la Mauritanie de 1984 à août 2005(Taya), d'août 2005 à avril 2007(CMJD), d'avril 2007 au 6-août 2008 (Sidioca) et enfin du 6-août 2008 à nos jours (HCE)?Bien malin qui pourrait y répondre!

Le «Système» serait assimilable à un dispositif auto-moteur et auto-entretenu faisant peu de cas de la hiérachie ostensible et doté d'un organigramme obscur et accessible qu'aux seuls initiés et encore.Il aurait de surcroît d'impressionnantes facultés d'adaptation, de regénération et une réactivité au quart de tour ce qui expliquerait bien aisément les endémiques cascades de putschs survenus dans notre pays car ils auront été tout banalement autant de «réponses», de redéploiements voire de recompositions et de réadaptations du «Système» aux changements survenus sur l'échiquier politique national.Et ce sera pourtant ce «Système» ci qui aura régenté et « managé » l'activité publique et privée du pays depuis près de 50 ans, autant dire depuis l'indépendance, l'ère Daddah y compris.

Le plus étonnant serait que ce «Système» ne serait point marqué idéologiquement, le seul dogme cimentant et soudant ses sectateurs ne serait pas moins que le culte dérisoire de la gabegie, un peu comme de mise dans les Mafias américaine, sicilienne, chinoise et son ésotérisme opaque ne serait pas sans rappeler aussi celui des loges maçonniques.Certains y adhèrent comme d'autres entreraient en religion tout simplement, on y est pour la vie.L'idéologie de la prévarication voici sommairement ramassé l'unique «programme» du «Système» qui viendrait de se réincarner une énième fois en opérant une énième et violente mue à l'aide invariablement d'un putsch comme celui du 6-août 2008 dernier.

Et j'irais même plus loin jusqu'à avancer et soutenir que «l'Accord de Dakar» relatif aux élections présidentielles tout fraîchement conclu entre le camp des putschistes et celui des anti-putschistes ne serait en fait qu'une ultime et interminable mutation du «Système» en prélude à une recomposition et une reconfiguration nouvelles avant d'entamer un nouveau karma politique qui risquerait bien de reproduire les mêmes manies et mauvais procédés d'usage dans l'une de ses multiples « vies antérieures ».Il ne serait à craindre que si l'on n'y prenait garde que le « Système » n'imprimât son diktat à la nation pendant de longues et désastreuses décennies encore.On n'est donc pas près de voir le bout du tunnel de la «régence du Système» même après les élections présidentielles du 18 juillet et cela quelque soit le vainqueur qui sortira des "urnes du Système".Et pourtant je passerais pour être plutôt du genre optimiste .

NB:Karma = Réincarnation à la suite de vies antérieures selon le boudhisme.

samedi 16 mai 2009

Echec de la médiation Sénégalaise:la dictature rate le coche, tant mieux pour la démocratie.

(On ne paie jamais trop cher une bonne leçon.Proverbe)
Le président Wade à la tête d'une notable délégation comprenant Mr Jean Ping président de la Commission de l'UA, Mr Djinnit réprésentant spécial du SG des NU en Afrique occidentale et Mr Ali Triki Sécretaire Libyen chargé des affaires africaines, aura entrepris à Nouakchott une médiation que d'aucuns auront qualifiée de la dernière chance, le mercredi 14 courant.Et cela à près d'une semaine seulement de l'ouverture de la campagne électorale prescrite par l'agenda unilatéral imposé par la junte putschiste au pouvoir.Après une journée d'intenses pourparlers et tractations avec les différents protagonistes de la crise dont bien évidemment le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi et le général limogé, entre autres acteurs politiques, force aura été cependant de constater l'échec de la médiation Sénégalaise.La pierre d'achoppement étant le refus obstiné des putschistes d'ajourner leur agenda électoral unilatéral prévoyant des élections dites présidentielles anticipées le 6 juin prochain.Au lendemain de cet énième insuccès imputable, comme d'accoutumé, à l'obstination forcenée dans le refus de tout compromis du général putschiste il serait saisissant de souligner qu'en éconduisant si malhabilement la médiation du président Wade appuyé par l'UA et l'ONU, le général limogé ne semble toujours pas avoir réalisé qu'il vient de compromettre pour de bon ses chances de légaliser son coup de force aux yeux de la CI.Pire, il se sera mis celle ci bien plus qu'avant sur le dos pour longtemps encore et il n'avait vraiment pas besoin d'en rajouter pour aggraver son intenable position à terme.A moins qu'il ne se prenne pour un Robinson Crusoé régentant une île déserte aux confins du Sahara dénommée Mauritanie auquel cas nous serions bien curieux qu'il nous la place donc sur une carte.Pour bien comprendre l'aubaine inespérée que vient de gâcher celui qui ne rêverait pourtant que d'une impossible reconnaissance internationale de son régime putschiste posons nous donc quelques questions simples qui tiendraient presque de la politique-fiction:(i)Que se serait-il produit si le général putschiste avait accédé à la demande du président Wade relative à un éventuel ajournement de son calendrier électoral unilatéral?(ii)Quelles seraient donc les raisons « intimes » qui auraient amené Aziz à rater si grossièrement le coche pour le plus grand bien de la démocratie?(iii)Enfin les conclusions à tirer d'un tel bide.
(i)Que se serait-il produit si le général putschiste avait accédé à la demande du président Wade relative à un éventuel ajournement de son calendrier électoral unilatéral?
1*Si la junte au pouvoir avait eu la présence d'esprit d'accepter d'ajourner son calendrier électoral imposé au pas de charge, il y aurait eu fort à parier que la CI réprésentée par l'ONU et l'UA aurait mis cet acte de «bonne volonté» à son crédit et aurait envisagé avec de meilleures intentions et dispositions la suite des tractations éventuelles pour une sortie de crise acceptable par toutes les parties y compris ces «putschistes assurément bien accommodants» tout de même au final.Gain de fréquentabilité donc.Surtout que ladite concession faite à peu de frais aurait pu rapporter gros comme diraient les accros des jeux de hasard.Nous verrons plus loin pourquoi.Manifestement, Aziz et ses conseillers auront été de piètres joueurs sur ce coup ci.
2*Sans préjuger de la qualité et de l'appartenance politique des candidats éventuels qui se déclareraient, un report des élections aurait sûrement suscité de nouvelles candidatures plus sérieuses aux "présidentielles anticipées" étoffant et rehaussant ainsi le niveau de la compétition qui n'en serait que plus crédible encore aux yeux de la CI, même si personne ne serait dupe quant à l'issue finale fort prévisible du scrutin forcément pipé comme il se doit bien évidemment.Car, comme de mise dans toute dictature qui se respecte, la nôtre se sera arrangée pour que «pile elle gagne, face elle ne perd pas»!Le jackpot à tous les coups.
3*L'ajournement du calendrier électoral par Aziz aurait aussi renvoyé ipso facto la balle dans le camp des antiputschistes qui devraient tout de même bien faire état des raisons qui les ont amené à demander le report sine die, celui ci n'étant pas une fin en soi.Autrement dit, ils se devront de justifier et de répondre à cette question ci:un report pourquoi faire donc?Or, il se trouve que depuis que le RFD a rejoint le camp antiputschiste la base consensuelle de l'opposition est devenue très ténue et indicible.Que compterait bien faire l'opposition dans l'intervalle du report, quelles alternatives proposerait-elle donc?Difficile d'improviser en quelques semaines une position commune acceptable par toutes les formations antiputschistes avec le RFD en prime.D'où d'inévitables zizanie et imbroglio difficilement surmontables en si peu de temps.Dans ce cas de figure aussi, les putschistes auraient à coup sûr tiré leur épingle du jeu en prenant au dépourvu et divisant une opposition loin d'être monolithique comme le BASEP militaire et «parlementaire» (sic) d'Aziz.
4*Ceci expliquant cela peut être, l'ajournement des élections aurait, à n'en pas douter, contribué à diviser immanquablement l'opposition démocratique et les tenants de la légalité car certains voudraient bien y voir une embellie de nature à leur permettre de sauver enfin la face avec l'illusion d'avoir finalement réussi à ramener au compromis l'intraitable et obstiné général putschiste.Il ne serait à craindre alors que certains opposants voire certaines formations politiques de l'opposition peu persévérants et patients et qui n'en demandaient pas tant du reste ne se se faufilent à travers la fausse «brèche aspirante» ainsi pratiquée par les putschistes et cela sans demander leur reste.Ne nous voilons pas la face, des opportunistes volages et volatiles il y en a urait dans tous les camps y compris celui de la légalité.
5*Enfin, un ajournement des élections aurait infailliblement posé sur le tapis la question incontournable:que faire donc du président légitime?Et là aussi Aziz et ses amis putschistes auraient tout à gagner en mettant en évidence les dissensions à ce sujet jusqu'au sein même de l'opposition coalisée FNDD-RFD.Ahmed Ould Daddah n'ayant jamais fait grand mystère de ses sentiments vis à vis du président légitime.Il y avait donc encore une fois pour les putschistes une carte et non des moindres à jouer là aussi.
(ii)Quelles seraient donc les raisons «intimes» qui auraient amené Aziz à rater si grossièrement le coche pour le plus grand bien de la démocratie?
1*Au vu des raisons citées dans le paragraphe précédent, il serait plutôt laborieux voire absurde même de tenter de trouver une explication rationnelle stricto sensus au refus défiant toute raison fait par le général putschiste.Et pour se mettre la terre entière sur le dos, il ne pourrait s'y prendre mieux.Donc si justification il y aurait à cette bévue commise par les putschistes elle serait à chercher dans le tempérament et l'état d'esprit de notre général-patient confortablement calé sur son divan pour les besoins de notre analyse psy.Manifestement, le sujet souffrirait d'une méfiance maladive qui n'est pas sans rappeler celle de son mentor Taya.Ayant prétendument démissionné de la présidence du HCE et de l'armée il ne serait donc plus tout à fait sûr de pouvoir encore garder longtemps la main haute sur son «outil de travail» qui ne serait rien moins que la force armée au service de ses ambitions personnelles.Une incertitude sur les lendemains se serait visiblement emparée de lui au point que les semaines qui passent seraient vues comme autant de périls à surmonter.Le plus tôt il investirait le palais présidentiel mieux ce serait de son avis et sans s'embarrasser outre mesure de fioritures.Notre général limogé-démissionnaire semblerait soudain angoissé à l'idée de la fin du mythe du «leader charismatique» dépouillé de ses galons étoilés, dérisoires attributs de la force à ses yeux.Par ailleurs, cela nous édifierait suffisamment sur le degré de confiance qu'il aurait vis à vis de ses camarades militaires du HCE et autres encore en activité.
2*Toujours dans le registre de la défiance, notre candidat putschiste émule de Taya craindrait qu'un report éventuel n'ouvre la voie à certaines candidatures plus solides et consistantes que celles déjà en lisse et de nature à porter ombrage à la sienne voire de lui damer carrément le pion, pourquoi pas.Appréhensions tout à fait fantaisistes sachant qu'il n'hésiterait point à nous la rejouer à la «Kobeni» comme son gourou Taya en d'autres temps.
3*La présence plutôt acquiesçante dès le début du président Wade, l'ombre tutélaire du Guide Libyen en la personne de Triki lui auraient fait reprendre du poil de la bête.Manifestement, point n'est besoin d'être devin pour comprendre que le président Wade aurait affecté d'entreprendre une médiation rien que pour se dédouaner aux yeux de la CI, de l'UA et de l'ONU d'avoir presque reconnu le putsch comme il l'a fait avec les Guinéens aussi.Il n'est un secret pour personne qu'il aurait déjà jeté son dévolu depuis belle lurette sur son «boy nar» natif de son pays et de surcroît gros propriétaire immobilier au Sénégal nous aurait-on dit.En politique comme dans la vie, il y aurait aussi de la place pour l'affectif même si ce n'est pas la règle et Dieu seul saurait ce qu'ils se seraient dit lui et son poulain en dialecte Wolof en aparté.Et ce sera toujours cela pour nos 200.000 frères Sénégalais établis en Mauritanie dirait sous cape sûrement le président Wade et nous aussi avec lui du reste.Mais, Mr le président Wade, il y va aussi du sort de toute une nation prise en otage tout de même, SVP!
(iii) Conclusion:Rien que le simple fait d'avoir évacué d'un revers de main catégorique et arrogant l'ajournement d'élections où il aurait en plus tout à gagner et cela tout en faisant fi des intercessions de la CI par le biais de l'ONU et de l'UA permettrait déjà de présager de la conception unilatérale et sans partage qu'aurait le candidat-dictateur du pouvoir.L'homme semblerait assurément réfractaire à la culture du compromis fut-il avantageux pour lui comme d'établi plus haut.Rigidité et manque de flexibilité distinctifs de la race universelle des despotes de triste mémoire.Il faudrait bien admettre qu'Aziz aura été à bonne école et aurait de qui tenir et comment donc!Enfin, que l'opposition démocratique se le tienne pour dit une bonne fois pour toutes:on ne négocie jamais valablement avec la dictature, on résiste jusqu'au bout, tout court.Au terme de la médiation Sénégalaise du président Wade, il serait permis d'affirmer que l'avenir de la démocratie en Mauritanie l'aura échappé belle grâce à...l'entêtement du général limogé aussi paradoxal que cela puisse paraître.On ne nous y reprendra plus devraient clamer en choeur tous les démocrates de ce pays!
(A quelque chose échec (malheur) est bon!)

samedi 9 mai 2009

La «razzia-social-démocratie»: une alternative ?

(Quoiqu'écrit sur le ton du persiflage, cet essai se voudrait néanmoins sérieux!)
En réfléchissant aux mécanismes et ressorts de la gabegie ainsi qu'aux voies et moyens d'en venir à bout m'est venue l'idée d'écrire cet essai.Ce faisant, je me proposerais de procéder à un examen soutenu de ce phénomène de société bien vivant et coriace qu'est la concussion.Vous aurez remarqué que j'ai parlé intentionnellement d'un «phénomène de société» car j'estime que les origines de ces mœurs déprédatrices séculaires plongent leurs racines dans nos tristement célèbres rezzous et razzias pratiqués par certaines tribus ; usages magnifiés et chantés par nos trouvères et poètes depuis la nuit des temps.Ces «petites manies» traditionnelles auront été si louées voire glorifiées qu'elles se sont érigées en règles coutumières non écrites et non dites ainsi qu'en automatismes et réflexes régissant la gestion tant publique que privée de l'activité politico-économique nationale.Et puisque ces mauvaises mœurs et accoutumances semblent si obstinées, rétives et assurément inexpugnables, tâchons donc de faire contre mauvaise fortune, bon cœur.Par conséquent, comme le dit si bien le proverbe arabe :«baise la main que tu ne peux pas encore couper».Déférent et obéissant à l'égard de la sagesse de cet adage arabe et sans doute Mauritanien aussi, je m'évertuerai donc dans cet essai à sacrifier au rituel du baisemain.

Je m'y soumettrai si obséquieusement que je me ferais bien fort d'être, une fois n'est pas coutume, le théoricien, le chantre voire en certains moments le saltimbanque de la «razzia-social-démocratie».Un nouveau concept socio-politique de ma facture à faire pâlir d'envie mes prédécesseurs allemands et scandinaves, livides et fades doctrinaires de la «Sozialdemokratie».Mais, avant de présenter au grand public la trouvaille Mauritanienne, examinons brièvement ce qu'est la social-démocratie originelle européenne:«un Etat-providence qui protège la population ... et des niveaux de prélèvements élevés afin de financer les dépenses publiques via un impôt progressif…»(Wikipedia).L'originalité de notre version à nous autres du désert consisterait en ce qu'elle se proposerait d'ancrer et de consolider la culture social-démocrate en Mauritanie en l'arrimant à l'immémoriale culture de la razzia.Pas moins que cela, aussi simple et ingénieux à la fois, une évidence, une lapalissade.Devant le constat désespérant de notre impuissance à venir à bout de cette fatalité structurelle et sociologique qu'est la concussion essayons , tant qu'à faire, de la mettre au service de la justice et de l'équité au moins.Autrement dit, transmuter l'acte immoral, choquant et déshonorant en acte de haute portée morale et sociale.En somme, rendre à la razzia sa fonction distributive, collectiviste d'avant la colonisation (1905).

Il semblerait bien que nos razzieurs au grand cœur d'antan, comme Mr Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, faisaient de la social-démocratie distributive sans le savoir en «empruntant» aux riches tribus ou aux populeuses contrées négro-africaines pour donner à leurs congénères tribaux, à leurs tributaires, à leurs esclaves, à leurs griots et à leurs forgerons etc...Une vraie chaîne de solidarité reproduite de nos jours encore par les organisations caritatives et les pays dits socialistes ou social-démocrates.Ce qui m'amènerait spontanément à revendiquer fermement pour mon pays la paternité du poinçon des «Restos du cœur» piqué par l'impertinent Coluche!Les social-démocraties européennes ne font guère mieux que de prendre aux riches et aux moins riches sous forme d'impôts pour donner aux plus déshérités.Contrairement au libéralisme sauvage, en social-démocratie il n'y a pas de laissés-pour-compte ou presque.Et c'est précisément ce que faisaient mes ancêtres razzieurs en aspergeant voire inondant de leurs libéralités gratuites toute la «Âchira» et ses dépendances.Toute la difficulté de l'exercice serait banalement de transposer ce système de "moralisation du pillage" à nos «razzieurs aux cols blancs» des temps modernes résolument peu philanthropes et charitables.Pour le décors contemporain et en lieu et place des griots, les journalistes et autres thuriféraires de tous acabits feraient amplement l'affaire.Voilà qui est dit, les décors sont plantés et je m'explique.
Lorsque «Hentat des sables», appelons le comme cela, à l'instar de tous les razzieurs anonymes célébrés de nos jours encore par notre folklore musical et poétique, revenait de l'une de ses nombreuses et périlleuses razzias, il distribuait à tours de bras et à profusion dromadaires, moutons, vaches, boeufs, esclaves et cauris à tout le clan ravi et aux anges de le revoir encore entier et surtout prospère au terme de son aventureuse et risquée toute de même équipée.Ce faisant, l'on pourrait soutenir que «Hentat des sables» en Mauritanie et Robin des bois en Europe médiévale seraient les premiers inventeurs, concepteurs et praticiens de la social-démocratie, bien avant leurs ternes émules et plagiaires allemands et scandinaves.Je l'ai déjà dit, sommairement définie, la social-démocratie serait l'art de prendre aux riches et autres nantis pour donner aux plus déshérités afin d'atténuer les inégalités sociales.Et c'est exactement ce que faisaient notre bien nommé «Hentat des sables», Robin des bois et Zorro au Mexique bien après!

En Allemagne où je vis et dans les pays scandinaves sociaux-démocrates «Leghrama» et «El Ghanima» désigneraient l'impôt sur la fortune, l'impôt de solidarité, la TVA. et divers autres impôts que l'Etat perçoit pour s'acquitter de son rôle de providence.Donc, pour réussir cette version inédite au 20ème et 21ème siècles de la «razzia-social-démocratie» à la Mauritanienne, il suffirait d'exiger le plus légalement du monde des razzieurs qui représentent chacun forcément une tribu ou une ethnie de reverser 50%, 30% ou 10%, peu importe du reste , de leurs chapardages ou razzias réalisés au détriment des deniers publics à leur clan d'extraction.Aussi simple et primitif que cela.Le prorata à reverser à la tribu, au village pour les négro-Mauritaniens et au Edebay pour les Haratines, serait à fixer par une loi votée au parlement ou par décret du dictateur en service du moment soit fort probablement le général limogé qui s'apprêterait à se "faire élire".Et le tour serait joué en une deux!Et l'on s'apercevrait bien vite comment ce procédé atypique viendrait efficacement à bout de la pauvreté dérisoirement combattue par le CLSP, la Banque mondiale, le FMI et ses interminables, vaines voire paupérisantes batteries d'ajustements structurels.De quoi faire rougir de convoitise et de jalousie le monde entier, à commencer par nos voisins immédiats ainsi que le Bengladeshi et prix Nobel Dr Yunus inventeur du microcrédit.Grâce à notre pas si nouvelle que cela «razzia-social-démocratie», tout le monde mangerait enfin à sa faim, se logerait, s'habillerait décemment, se soignerait, fréquenterait l'école privée hors de portée, irait au concert, au cinéma et se payerait même des vacances à Las Palmas voire au delà des mers.En somme la panacée, le Graal et la nouba d'enfer pour tout le monde!

Aussi et ce ne serait là pas le moindre des avantages, les "stakhanovistes de la concussion" ou RV enfin en paix avec leur conscience seraient de surcroit assurés de perpétuer indéfiniment leur «Ghrama» légalisée et fidéliseraient ce faisant leur électorat pour l'éternité en l'affriandant tout simplement par le nouvel «impôt de solidarité fixé par la loi».Le délit de détournement des deniers publics, ce non-sens désormais, deviendrait caduc et obsolète tout banalement.La solution serait si simple et banale que personne n'y aurait pensé: les «Hentat des sables» sont pourtant légions et pratiquent déjà un système élaboré de ponction et de soustraction remontant à la nuit des temps ancestraux.Il ne manquerait plus alors qu'un seul chaînon que le dictateur de service pourrait décréter d'un trait de plume ou de baïonnette, c'est selon son humeur.Et il serait aussi à prévoir que la «razzia-social-démocratie» emportât l'adhésion admirative et inconditionnelle d'un peuple formaté à la «bien-penseance de Etvegrich» sic.Cela est tout simplement gravé et sculpté dans notre inconscient collectif !Voilà donc une mesure populaire que je livre en cerise sur le gâteau à notre candidat-dictateur en manque d'actions d'éclat à inscrire sur son programme insignifiant et dérisoire mais il ne serait à craindre qu'il ne nous serve in fine qu'une "razzia-dictature" la seule qu'il connaisse vraiment, hélas.Cette idée serait d'autant plus à propos qu'elle coincide avec la réémergence d'une nouvelle lignée de «Hentat des sables» censés être les plus à même de concrétiser ce programme généreux, charitable, compatissant et innovant qu'est la «razzia-social-démocratie», notamment celle des "RV new wave" d'Aziz.D'aucuns pourraient pousser le peaufinage jusqu'à se demander qui des gabegistes «new wave» ou des précurseurs plus vieux auraient été les plus qualifiés ou doués pour implémenter avec bonheur notre providentielle «razzia-social-démocratie» ?
Pour ma part, je ne me risquerais point à faire une telle confrontation car ma toute nouvelle théorie de la «razzia-social-démocratie» exigerait des qualités ataviques très bien partagées parmi le microcosme politique voire le commun des citoyens tout simplement.Y compris moi même pourquoi pas!Et cela d'autant plus que les souffre-douleurs d'antan semblent avoir enfin acquis leurs lettres de noblesse dans cet art porté au sommum de la sophistication, de l'ingéniosité et de «l'élégance» de nos jours.Dommage, ce ne serait sûrement pas pour cette «idée lumineuse et pionnière (sic)» que j'aurais le prix Nobel d'économie !
NB:Hentat des sables = Vandale des sables

vendredi 1 mai 2009

Candidat-dictateur-cherche-«candidats-ni-pour-ni-contre-mais-AVEC»!

Pour organiser des élections fussent-elles contrefaites comme celles envisagées le 6 juin par le général limogé il faudrait necessairement plus d'un candidat-dictateur soit donc plusieurs.Et pour remporter ces mêmes élections, il serait tout aussi évident de l'avoir fait aux dépens de quelques candidats « triés sur le volet » et qui seraient donc du genre plutôt accommodant.Autant alors parler dans ce cas de « candidats-ni-pour-ni-contre-mais-AVEC ».Allez donc savoir la différence ou la nuance qu'il y aurait entre un «candidat-pour» et un «candidat-avec», moi j'y ai renoncé!Encore que...!

Et pour faire comme de vrai, comme des grands, il serait recommandable de panacher la composition éthnico-tribale du cocktail électoral factice: un soupçon d'arabo-berbère par ci, une bonne pincée de négro-mauritaniens par là et un zeste de Haratine pour agrémenter le tout.Agiter le cocktail avec force tapage et cynisme et hop servir « y'a bon » comme dans la fameuse pub raciste du cacao!C'en serait presque, soit dit en passant, à croire qu'Aziz ne se présenterait que contre les composantes noires de nos populations; auquel cas ce serait plutôt de mauvais augure pour les questions du passif humanitaire et de l'esclavage.En fait à cela il y aurait une explication plus prosaïque: pour ne pas se faire subtiliser une bonne partie du vote éthnico-tribal quasi censitaire, le candidat-dictateur se sera arrangé pour que tous les autres candidats d'obédience arabo-berbère et à importante assise tribale soient tout bonnement disqualifiés par le Conseil constitutionnel.

Cette institution est assurément toujours fort complaisante avec Aziz au point de lui avoir dégoté un «interimaire» au sens de l'ANPE locale en la personne de M'baré président malgré lui.Gagner une retraite de président en 6 semaines seulement et sans avoir jamais mis les pieds dans le bureau présidentiel qu'il croirait sûrement ovale comme celui de son congénère americain Obama, il n'y aurait que des saisonniers interimaires profis de la trempe de M'baré pour le réussir.Dans la vie comme à la roulette, il est de ces veinards tout de même!Même les boss débarqués de firmes en faillite de Wall Street n'auraient osé rêver d'un tel parachute doré en si peu de temps!

Faute de candidats crédibles issus de l'opposition démocratique, le candidat-dictateur aura tout bonnement décidé de se doter d'adversaires potiches taillés sur mesure comme HB Kane et Sghair par exemple.Mais il est un autre problème, pas insurmontable cependant, pour la bourse d'Aziz bien garnie en argent détourné de nos caisses vides: les «candidats-ni-pour-ni-contre-mais-Avec» auront beau se montrer de bonne volonté et "abordables" au sens commercial qu'ils n'en consentiraient pour autant d'aller s'époumonner sans contrepartie livrés aux quatre vents de nos torrides harmattan et simoun.Il faudrait donc bien plus qu'un voeu gratuit du général limogé mais plutôt de consistantes gratifications financières et autres pour les amener à affronter les intempéries estivales pour le compte de leur « rival » et boss Aziz.

Ce qui aura naturellement conduit le candidat-dictateur à financer et encadrer en sous-main les candidatures et campagnes éventuelles de ses «candidats-ni-pour-ni-contre-mais-Avec».Il faudrait bien admettre que côté blé, le général limogé n'a jamais eu vraiment de gros soucis à se faire, tout habitué à toujours casser la tirelire publique toute sa carrière durant.Presque une seconde nature chez lui!Par conséquent, nos «candidats-ni-pour-ni-contre-mais-Avec» seraient un peu comme ce gendre qui voudrait à la fois obtenir la main de sa dulcinée ainsi que la dot requise pour contracter le mariage.Pour faire de la figuration ce me semblerait bien un peu trop cher payé et les cachets consentis par le metteur en scène Aziz seraient excessifs et immotivés compte tenu des résultats escomptés des «candidats-ni-pour-ni-contre-mais-Avec».Surtout en sachant que l'effet «carneval électoral autoentretenu» crèverait l'oeil et n'échapperait déjà à aucun observateur objectif national voire étranger aussi.

Qu'à cela ne tienne, le candidat-dictateur tiendrait toujours à son vain agenda électoral unilatéral et semblerait s'entendre comme larrons en foire avec ses «candidats-ni-pour-ni-contre-mais-Avec».Je verrais bien certains candidats-potiches fredonner à la fin de cette farce électorale: « tout le monde il est bon, tout le monde il est gentil, tout le monde il est content »!A dire vrai, servir de faire-valoir à l'OPA sur la démocratie engagée par Aziz aura été au final la réelle affectation et raison d'être de leurs rôles dans ce lamentable et désolant cinoche électoral.Auront-ils, malgré tout, rempli leur contrat?Rien n'est moins sûr!

NB:A.N.P.E =Agence Nationale Pour l'Emploi en France.

mercredi 22 avril 2009

Brève objection au dialogue avec Al Qaida prôné par l'universitaire et chef de la diplomatie putschiste Mr Ould Mohamedou.

(NB:En raison du hacking de la semaine passée, la version originale du blog ne serait plus accessible qu'avec le browser Firefox!Merci)



Dans un article intitulé « le temps de parler à Al-Qaeda ?» publié en 2005 par le journal américain The Boston Globe, L'universitaire et MAEC de la junte Mr Ould Mohamedou aura préconisé, le plus académiquement du monde et pince sans rire, que les USA entament un dialogue constructif avec Al Qaida pour mettre fin à la spirale sans fin de la violence terroriste islamiste!Mais, le "professeur-diplomate" Mr Ould Mouhamedou semblerait feindre de croire qu'Al Qaida ce faisant accepterait de scier la branche sur laquelle elle serait assise soit renoncer au châtiment du "grand Satan" pervers américain.Autant alors lui demander de renier l'essence même et les raisons d'être "sacrées" de son idéal djihadiste!Et ce serait aussi se méprendre lourdement sur la psychologie des "policy makers" américains!

Mr Ould Mohamedou semblerait aussi avoir oublié les conditions voire les exigences outrancièrement maximalistes de cette organisation qui sont :primo que les USA mettent tout bonnement fin à leur appui inconditionnel à leur allié de toujours Israel, secundo le retrait de leurs troupes du Moyen-Orient, tertio l'arrêt de leur soutien aux régimes arabes corrompus.Soit dit en passant, nous serions bien curieux de savoir où Mr Ould Mohamedou placerait le sien ci de régime donc ?

Connaissant l'intransigeance américaine sur au moins deux des trois inacceptables exigences d'Al Qaida, il serait difficile de concevoir que l'arrogante Amérique blessée à mort par les attentats du 11-Septembre condescendisse à discuter de ces trois points avec un Etat islamique bien constitué comme l'Iran par exemple à fortiori avec une nébuleuse concurrencée par une flopée d'autres mouvements islamistes à assise populaire certaine et capacité de nuisance encore plus importante que celle d'Al Qaida comme Hezbollah ou Hamas pour ne citer que ces deux .

Notre bien docte certes "professeur" se devait d'être plus réaliste et objectif dans ses élucubrations pour le moins osées: comment en effet une Amérique à l'esprit si étriqué au point d'avoir ignoré l'Iran, la civilisation Perse 30 ans durant depuis 79, consentirait à discuter avec une organisation dite terroriste et qui lui aurait infligé la plus grande défaite «militaire» de son histoire sur son propre territoire, de surcroît?

L'intello Harvardien se devait aussi d'être pragmatique, conséquent et mesuré dans ses thèses or sa proposition de dialogue US avec Al Qaida est tout simplement irréaliste et irréalisable voire à la limite fantaisiste.Le personnage entretiendrait une propension certaine pour l'originalité, ce qui en soit ne serait pas mauvais à condition d'observer le sens de la mesure, au point de soutenir l'insoutenable.



A sa place, le modeste diplomate que je fus conseillerais plutôt aux USA de tendre la main aux mouvements islamistes radicaux comme Hamas, Hezbollah etc... remparts et ennemis invétérés d'Al Qaida et qui en plus défendraient des causes justes et populaires et surtout susceptibles de conduire à un règlement global de la question du Proche-Orient par exemple.Il me semblerait bien que l'administration Obama aurait tôt fait de comprendre les avantages d'une telle option de flexibilité avec ses récents timides pas en direction de l'Iran déjà.

Enfin, et pour prendre au mot Mr Ould Mohamedou qui se trouve être justement mis en situation lui même, loin des douillets amphis climatisés de Harvard et des grâcieuses et graciles spéculations qui vont avec, nous serions bien curieux de savoir s'il serait disposé à dialoguer avec l'AQMI?A chacun son Al Qaida depuis la fragmentation de cette nébuleuse islamiste.Bien sûr qu'il ne s'y risquerait point à son modeste niveau déjà!Le contraire eût été pour le moins alarmant.Alors, que dire donc du mastodonte US harponné et touché dans son orgueil par Al Qaida ?

NB: AQMI ou BAQMI= (Branche) Al Qaida au Maghreb Islamique.

mardi 21 avril 2009

SECONDE OPERATION DE HACKING DU BLOG PAR LES SBIRES DE LA JUNTE!

SECONDE OPERATION DE HACKING DU BLOG PAR LES SBIRES DE LA JUNTE!
Le blog est ENCORE une SECONDE fois victime de HACKING de la part d'une pseudo intelligentsia au service de la DICTATURE et mue par des sentiments où l'aigreur le dispute à la jalousie!
La version du blog EXPLORER, la plus visitée a èté mise sens dessus sens dessous et tous les articles récents SUPPRIMES, y compris le dernier posting remplacé par un article HORS SUJET traitant de tout autre chose dans la version EXPLORER du blog!Comparez les contenus!Le compteur, les photos et les archives ont été relegués au bas du blog pour cacher la fréquentation éventuelle du blog et les images figurant son animateur soit moi Khalil Balla Gueye.
Pour visiter la VERSION ORIGINALE ET NON ENCORE HACKEE, prière utliser seulement le navigateur FIREFOX !Ceci serait aussi valable pour les flux RSS qui ne sont encore correctement agencés que sur FIREFOX, les flux RSS sur EXPLORER étant objet de HACKING aussi!
En attendant que je surmonte les difficultés nées de ce HACKING, les visiteurs sont PRIES D'UTILISER UNIQUEMENT FIREFOX pour ACCEDER AU BLOG ORIGINAL non encore altéré vindicte.blogspot.com!
Prière utiliser aussi FIREFOX pour accéder au flux encore intact et épargné par le HACKING de cette pseudo intelligentsia dont je connais l'identité de tous les cerbères au service de la JUNTE moyennant finance!
Flux RSS avec FIREFOX SEULEMENT: http://vindicte.blogspot.com/feeds/posts/default
MERCI POUR VOTRE SOUTIEN EVENTUEL!

Le FNDD et les éléphants.

Au FNDD, il va falloir que nous apprenions à défendre la démocratie gravement compromise sans avoir à en rougir ni à en blêmir de crainte de recevoir comme un camouflet à la face le boomerang de notre argumentaire pourtant irréprochable et résolument du bon côté c'est-à-dire celui du droit et de la raison!Mais pour surmonter nos appréhensions encore faudrait-il en savoir les causes.Quoi de plus inattaquable en effet que la cause de la démocratie, des droits de l'homme, du règlement du passif humanitaire, de la bonne gouvernance, du respect de la constitution, etc... qui sont autant de nos chevaux de bataille?Les défenseurs de l'ordre constitutionnel seraient par définition mieux à même de donner des leçons de civisme et de démocratie que les putschistes tenants de l'illégalité.Au FNDD, nous aurions de facto un avantageux bonus de crédibilité mais demandons nous donc un instant ce qui aurait fait se transformer ce bonus en malus handicapant et pénalisant ?

Pour parler Droits de l'Homme et passif humanitaire, il n'y aurait pas plus indiqués et mieux placés que nous autres les tenants d'une démocratie qui était en passe de trouver une solution définitive à cette complexe et lourde question.Or la présence en notre sein de certains greffons à postériori rendrait délicate voire périlleuse toute velleité de nous approprier ce sujet qu'on a pourtant pris à bras le corps l'espace de notre bref intermède démocratique.Mais pourquoi donc toute cette gêne?Pour la simple raison qu'il faudrait d'abord balayer devant sa porte, l'argument-massue et d'une simplicité biblique des putschistes.Imparable ou presque!Il en irait de même pour toutes les autres questions quasiment.Bonne gouvernance:balayez devant votre porte!Moralité et constance dans les fondamentaux :balayez devant votre porte!Respect de la constitution :balayez devant votre porte!Certains putschistes dont le général limogé pousseront l'outrecuidance même jusqu'à soutenir que ce serait pour faire appliquer la constitution compromise qu'ils auraient recouru au coup d'Etat!

J'aimerais bien être à même de stigmatiser les violations des droits de l'homme sans passer pour couvrir par omission les pires négationnistes Tayistes.J'aimerais bien dénoncer les «Roumouz el vessad» sans donner l'impression de couvrir par omission les pires symboles de la gabegie.J'aimerais bien être à même de dénoncer la confiscation de notre démocratie sans avoir à répondre du passé autoritariste et totalitaire des éléphants acteurs actifs de plus de deux décennies de totalitarismes divers.J'aimerais bien, j'aimerais bien, etc...!Il ne faudrait donc plus se voiler la face car l'omniprésence étouffante de certains «Roumouz el vessad» avérés de triste voire de sinistre notoriété rendrait toute argumentation opposable au camp adverse quasiment vaine voire vouée au ridicule tellement ses personnages prêteraient si facilement le flanc à la contradiction la plus élémentaire et simpliste.Point n'est besoin d'élaborer !A tel point parfois que même les RV repoussants de l'autre camp passeraient pour des « saintes Nitouche» ou des enfants de choeur comparés à nos « éléphants » blanchis sous le harnais de la concussion!Et ce serait là justement que le bât blesserait plombant gravement l'action politique interne et internationale du FNDD car ces éléphants traînent avec eux d'assourdissantes casseroles de tous acabits et aux « sonorités » bien connues de la CI, des institutions financieres et de la société civile internationales.

A la lumière de l'actualité récente, j'en serais sérieusement à me demander si la prochaine fois on ne nous demanderait pas de mettre la main à la poche pour RE-tirer d'affaire quelque RV reconverti si opportunément antiputschiste et si coupable au point de ne pouvoir esquisser la moindre dénégation préférant rembourser, rubis sur ongle, prestement et lestement 102 millions voire des milliards!Sénilité, inconséquence ou quoi donc que ces toquades consistant à rembourser des montants que l'on n'aurait pas « gagnés »?Voudrait-on nous faire prendre des vessies pour des lanternes?Il y a un problème de relève et de changement de génération qui se pose et cela les gens d'en face l'ont vite compris, exploité et en font leur violon d'Ingre.Nombre des éléphants du FNDD doivent être remisés au placard faute de quoi la cause est perdue d'avance!Il y a lieu de leur substituer des patriotes qui n'ont jamais trempé dans les eaux vaseuses du Tayisme et du post-Tayisme et qui auraient toujours vu la gestion des affaires publiques du promontoire du savoir-faire.Et ils seraient légions au FNDD!Rien ne sert de prêter si facilement le flanc, l'argumentaire le mieux ficelé irait à vau-l'eau et ne soutiendrait pas la moindre contradiction surtout que les gens d'en face ne manquent pas de ressources et d'imagination.

Il est en effet accablant et lassant à la longue d'avoir à essuyer les conséquences de la désastreuse gestion des éléphants qui revient invariablement en leit motiv lancinant comme le ressac d'une mer agitée dégorgeant toutes sortes de déchets inqualifiables et innommables.Il est aussi pénible d'avoir à cohabiter avec des personnes soucieuses avant tout de tirer les marrons du feu en toute circonstance quitte à attiser le brasier. Aussi, je ne m'en cacherais point, à certains douteux et problématiques voisinages au FNDD j'aurais volontiers préféré la sérénité et l'assurance de la solitude!Ces éléphants de l'écurie de l'incurie devraient être remerciés au propre comme au figuré, toutefois, ils sont toujours les bienvenus car toute personne est susceptible de rachat ; mais en arrière-plan pendant la période probatoire.J'ai tenu à faire ces observations car il faudrait bien que quelqu'un s'y risquât enfin, faute de quoi nous irions tout droit dans le mur au FNDD et la démocratie avec nous!«The job must be done », assez de tourner en rond et de faire du sur-place avec les RV plombants comme autant de lests chavirants et naufrageants ! «Un éléphant çà trompe énormément»!

NB:«Un éléphant çà trompe énormément », comédie française réalisée par Yves Robert avec Jean Rochefort et Claude Brasseur.1976.

Les écuries d'Augias de la dictature.

Notre régime démocratique confisqué aura soulevé un vent d'espérance parmi toutes les populations Mauritaniennes.Elles avaient vraiment cru vivre dans un pays nouveau, démocratique enfin régénéré. Cette première expérience démocratique était censée constituer un levier décisif pour le changement d'une Mauritanie enfin réconciliée avec elle même et décidée à tourner à jamais le dos à la dictature Tayiste et à son oligarchie, porte-étendard de la corruption et de l'idéologie d'exclusion .Mais nos populations eurent tôt fait de déchanter lorsque le régime démocratique qu'elles s'étaient choisies souverainement fut renversé 17 mois plus tard, le 6 Août 2008, par un pronunciamento militaire aux motivations équivoques et ambivalentes.
L'oligarchie corrompue n'aura eu de cesse avant d'enserrer le pays et ses institutions dans un décors figé à tout jamais où tout se déroulerait conformément aux scénarii par elle concoctés et dont les objectifs avoués ne seraient pas moins que l'annihilation de l'Etat de droit incompatible avec l'incurie et la corruption ainsi que la confiscation du processus démocratique. A cet effet, il irait de soi que l'orientation résolument démocratique du pays subira une inflexion à 360 degrés pour correspondre aux désiderata des forces obscurantistes qui tirent le pays vers l'arrière plombant ainsi son avenir démocratique .
Et la junte, bras séculier de cette machination, aura cherché et obtenu son adoubement par ces oligarques éculés à telle enseigne qu'elle se sera crue obligée de les convier au festin des bacchanales d'une Mauritanie exsangue par leurs oeuvres.Ce faisant, les putschistes militaires et civils auront sciemment choisi de prendre le chemin assuré d'une inéluctable descente aux enfers contre celui plus gratifiant mais aussi plus difficile des reformes nécessaires pour relever le pays, tâche à laquelle se sera attelée notre démocratie sabordée.Pour réussir la destruction planifiée et organisée de la Nation et l'étouffement a l'état embryonnaire de notre démocratie la junte ne pouvait s'adjoindre «meilleures compétences» en effet.
Les services qualifiés des «experts liberticides» de la confrérie Tayiste s'imposeraient comme un passage obligé pour qui veut intégrer le noviciat de la concussion exclusionniste de surcroît !Dès lors, l'on ne peut que constater avec dépit la réappropriation du pouvoir par ceux qui l'avaient perdu à la faveur de la démocratie et la mise en coupe réglée de tout un pays par ceux que j'aime souvent qualifier de «stakhanovistes de la concussion a la chaîne».Tout cela ne contribuera certes pas au renouveau de la vie publique et des ambitions soulevées à juste titre par l'intermède démocratique fécond que nous aurons vécu si intensément 17 mois durant .
Mon indignation personnelle retentit en écho à la clameur dénonciatrice de tout un peuple floué, déçu, rejetant le camouflet de l'usurpation de ses biens, de sa liberté, de son vote, de ses élections, de sa réconciliation nationale, de son éducation, de sa santé, de son pain, de son riz, de son blé, de son mil, de son pétrole, de son fer, de son poisson, de ses chameaux, de ses vaches ,de ses moutons, de sa faune, de sa flore, de son or, de ses phosphates, de ses diamants, de ses pierres précieuses, de ses terres, de ses "terres rares", de son désert, de sa sécurite, de ses impôts, de son épargne, de l'APD, de sa sueur, de ses larmes, de son sang etc...par une clique de flemmards interchangeables à volonté.Ceci n'aura pas été une figure de style, ces ressources existent et sont en fait éhontément pillées.
Par conséquent, face au retour en force de ces individus, le principe de précaution aurait dû s'imposer mais il n'est jamais trop tard pour bien faire.Le cordon sanitaire que je propose n'est même pas dicté par des considérations uniquement politiques.Non!Il ne s'agirait plus prosaïquement que d'une question d'éthique et d'une certaine conception de la démocratie.La gestion de la chose publique requiert en effet un minimum de morale et de probité, or le passé de ces hommes et de ces femmes les disqualifie de facto.Dans un Etat de droit ces personnages, toutes allégeances politiques confondues, auraient été jugés, punis, jetés en prison, révoqués, frappés d'inéligibilité, d'indignité nationale…etc .
Or, au lieu de cela, il se préciserait de plus en plus nettement que l'on veuille donner un pouvoir en blanc a ces criminels économiques dont beaucoup auraient aussi du sang sur les mains. Je n'invente rien et mes accusations seraient très certainement, bien en deçà de la triste réalité.Et l'on voudrait aussi nous faire croire que, le recours a ces caciques dont l'expérience politique se résumerait en un seul mot, concussion, s'imposerait pour sauver le pays et concrétiser le pseudo programme des putschistes obtus!Honni soit qui mal y pense!Mais de grâce, de quelle maturité ou sagesse politiques pourraient bien se prévaloir ces suppôts du dictateur Taya, toujours prompts a brûler ce qu'ils ont adoré la veille?
Je monterais donc bien au créneau pour clamer qu'il n'y aurait pas d'alternative crédible à attendre de ces "saigneurs" au propre comme au figuré quasiment réfractaires invétérés à toute enculturation civique ou morale.L'establishment au crédo décidément interchangeable et inchangé devrait être à jamais confiné aux oubliettes.Il importerait donc de faire coûte que coûte barrage à cette junte ainsi qu'à ces politicailleurs incompétents qui ne connaitraient de Machiavel que la citation trivialisée de"la fin ou plutôt la faim justifierait les moyens".Oui absolument tous, y compris les plus vils et repoussants!
N'attendons donc point l'effondrement de ce qui subsisterait encore de nos institutions dans les abîmes sombres de la régression ou notre abdication devant la misère et la prostration pour sauver d'abord la démocratie acculée jusque dans ses derniers retranchements.Tout n'est peut être pas perdu.Hercule aurait bien réussi a nettoyer les écuries d'Augias encrassées par trente ans de fumier !Pourquoi pas nous donc?!
NB:Les écuries d'Augias dont le nettoyage aurait été l'un des 12 travaux d'Hercule.Wikipédia :http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89curies_d%27Augias

Le nouveau parti de la junte ou le «partillon de la cour des miracles».

Le nouveau parti de la dictature dit du «rassemblement du peuple Mauritanien» (PRPM) fondé par certains séides Tayistes et néo-Tayistes ressemble à s'y méprendre à la "cour des miracles", nom d'un quartier malfamé du vieux Paris dont avaient pris possession les délinquants et autres personnages répugnants et véreux du Milieu.Ils s'y étaient si bien implantés et organisés, allant même jusqu'à élire un Roi, constituant ainsi une menace pesante pour l'ordre et la salubrité de la ville.Face à ce péril d'un genre nouveau, le pouvoir royal décida tout banalement de raser ce nid de coupe-gorges. La plupart finirent au bagne du reste .
En parcourant la liste des «membres-fondateurs de ce nouvel avorton politique», je n'ai pu réprimer le parallèle frappant avec les éclopés de la truanderie de la cour des miracles.Il semblerait bien, au fur et à mesure que s'égrennent les noms, que l'on ait voulu, comme qui dirait, battre le rappel de toutes les sommités du pillage organisé afin de parfaire la vivisection d'un pays, déjà saigné à blanc, par cette camarilla pendant près de trois décennies.Une bien étrange façon de se «mettre au chevet» d'une Mauritanie exsangue!Et une pas si innovante que çà manière de faire de la «politique».Entreprise écœurante et lugubre de "vampirisation", si besoin en était encore, du microcosme politique et en vertu de laquelle les qualités d'un «responsable» seraient jaugées exclusivement à l'aune de ses aptitudes a la prédation, en somme de son passé peu recommandable.Triste et bien attristante perspective!
Tous les grands "saigneurs" pas seigneurs, au propre comme au figuré, de l'ex-régime honni auront été, ce faisant confortés dans leurs inexpugnables mépris et dédain de l'intérêt national et du respect de la volonté populaire.Tout heureux qu'ils seraient de se voir remis à contribution après leur bannissement par la démocratie.Et leur savoir-faire, somme toute assez sommaire et répandu au sein de la cour des miracles, est adoubé par la dictature comme modèle d'inspiration digne d'être reproduit et pérennisé.Quand je pense que ce parti seraient cautionné par des «références» avec lesquelles même Taya éprouverait quelques scrupules à s'acoquiner volontiers, j'en reste interloqué et dubitatif! Je vous épargnerais bien la peine et la mélancolie de passer en revue ce gratin de la concussion .
A ce train, si l'on ne change pas radicalement de cap et d'hommes, le pays irait droit a sa perte.Un véritable Harakiri national que même le code japonais du Bushido réprouverait.Paradoxalement, le maintien voire le raffermissement au pouvoir de la meute de Ould Taya, n'aura même pas fini de nous convaincre que l'Histoire n'est décidément qu'un éternel recommencement. Non! Cela nous aura plutôt administré la sensation glaçante et inquiétante qu'elle s'est comme pétrifiée, plus grave encore putréfiée en Mauritanie. La fossilisation de l'action politique et de ses acteurs n'est certainement pas de nature à «rectifier» ou d'insuffler quelque renouveau à la pas si nouvelle que çà dictature aux relents Tayistes étouffants!.On ne fait pas du neuf avec du vieux.La brocante politicienne à la base de ce micmac politicien n'a déjà que trop montré ses limites et capacités de nuisance ainsi que, suprême sacrilège, sa compromission dans ce qu'il faudrait bien se résoudre à enfin qualifier de crimes contre l'Humanité auquel notre régime démocratique confisqué était en passe d'appliquer le traitement approprié .
C'est un peu abruptement dit, je le concèderais, mais je tiens en aversion les euphémismes du genre «passif humanitaire» depuis que jeune diplomate à Bonn, j'en ai usé et abusé en louvoyant parmi les méandres sinueux et nauséeux de l'insoutenable.Les autorités Allemandes, et Scandinaves, Amnesty International Deutschland et autres organisations civiles n'étaient certainement pas dupes, en dépit de toute l'ingéniosité que j'y mettais.L'exercice consistant à déguiser la factualité historique et à marteler les dénégations de responsabilité de ceux qui sont maintenant aux commandes de cet énième partillon-génération-spontanée infecte!Mais fort heureusement, les faits et les chiffres auront été décidément plus têtus et pugnaces que moi.D'ailleurs, j'en profiterais bien justement pour faire acte de contrition sincère de cette besogne repoussante qui m'était impartie a l'ambassade à Bonn et qui m'est toujours restée en travers de la gorge 20 ans après et la Nation toute entiere gagnerait a en faire autant avec moi.D'expérience, je sais que ce n'est pas avec les déclarations démagogiques, électoralistes et autres artefacts de cet acabit que les torts et injustices se réparent.De nouvelles exigences se font jour et elles impliquent un réexamen sans concessions, une relecture collective du passé avec pour objectif l'éclaircissement de toutes les zones d'ombres fussent-elles dérangeantes ou douloureuses.
L'interprétation minimaliste et l'absolution envisagée par la junte pour les auteurs de certains forfaits graves ne feraient qu'affaiblir le ciment social et dessécher davantage des rapports intercommunautaires déjà mis a mal par les traitements inappropriés appliques aux questions pendantes.Cette profession de foi sincère du jeune diplomate naïf que je fus aura failli me divertir des nouvelles ouailles du tout nouveau partillon de la dictature et de l'enracinement triomphant de la médiocrite rampante et de l'incurie souveraines en Mauritanie :l'hydre odieuse et immonde serait-elle en passe de faire mainbasse sur tout le pays?Je crois que nous assistons live et "mutatis mutandi" a l'émergence d'un Syndicat d'un genre nouveau celui des «stakhanovistes de la concussion» à la chaîne.Par conséquent, nous ne pourrions que dénoncer l'intronisation honteuse, en masse sur la place publique, des auteurs de l'enlisement moral et de la nécrose sociale et économique de notre Nation .Le présent encore incertain et lourd de mauvais présages de la Mauritanie nous préoccupe et de la voir avancer vers l'avenir...à reculons nous trouble davantage!

Rien que du populisme humanitariste pour apurer notre lourd Passif Humanitaire!

Le général limogé semblerait croire avoir trouvé la panacée à même d'évacuer faute d'apurer durablement le lourd passif humanitaire que traîne comme un boulet notre pays en enfourchant le canasson du populisme humanitariste à défaut d'être humanitaire!Qu'on ne s'y méprenne point, le fallacieux argumentaire humanitariste par lui développé ne résisterait point à la pugnacité et la complexité des faits et, passés les effets de manche outrageusement et outrancièrement électoralistes, il n'en resterait que vaines paroles que vent emporte .Autant donc dire que nous aurions à faire à une rhéthorique de circonstance défiant tout sens commun et sans lendemains sinon ceux de contribuer à asseoir l'impossible légitimité d'une usurpation se parant des atours humanitaristes pour nous « aider » à faire le deuil de notre démocratie et par conséquent de tout espoir de justice sociale .

Autre «détail» comme aurait dit cet autre nazillon Français Le Pen :on n'aplanirait point le fardeau humanitaire en pliant sous le faix des machiavéliques chevaux de retour jadis anathématisés même par Taya en raison de leur fanatisme, de leur rigide idéologie sectaire, exclusionniste et obscurantiste.Or ces "émérites" experts de l'agit-prop et de l'intox au service d'idéaux glaçants et terrifiants de par leur étroitesse constitueraient le gros de la cinquième colonne sur laquelle se reposerait avec un aplomb et un cynisme ostentatoires la dictature «humanitariste» du général limogé. "Dis moi qui tu hantes et je te dirais qui tu es" du fameux adage !On n'éteindrait pas le brasier humanitaire en rameutant à tour de bras ce que compterait le pays de cerbères lucifériens dédiés corps et âme à la haine raciale et soucieux avant tout d'attiser les braises enfin apaisées au prix d'énormes efforts et de renoncements initialisés par le régime démocratique que nous nous sommes choisis en élisant souverainement un président et un parlement .Dire une chose et faire son contraire!Cf l'article:HCE :le ver est dans le fruit de la dictature.

Manifestement ces extravagances populistes à quatre sous, et ce serait vraiment le cas de le dire ici, feraient plutôt le lit à un retour à l'ordre honni d'où prennent racines les causes ayant engendré cette véritable «Nekba» humanitaire qui plombe les rapports intercommunautaires et la Nation depuis plus de deux décennies .Il ne s'est point agi pour le général limogé de plancher sur les causes du mal afin de trouver le traitement curatif adéquat, en fait sa démagogie et les «solutions» envisagées n'auront même pas de vertus paliatives tant elles seraient aussi superficielles et sommaires que la politique épidermique en cause justement.Au lieu d'avoir de grandes visions novatrices pour la Mauritanie, le général limogé semblerait résigné et prêt à l'accepter telle qu'elle a été hélas, avec tous ses défauts et les qualités en moins.

A en croire les idées développés par notre apprenti-tyran, point ne serait besoin de s'appesantir outre mesure sur les racines du mal et ses multiples implications et ramifications dès lors que quelques mesurettes d'indemnisations mal faites suffiraient pour envoyer aux calendes grecques et pour de bon ce passif dont il aurait été pourtant l'un des co-auteurs ou, à tout le moins, le témoin passif bien placé dans l'oeil du cyclone raciste.Quelle légèreté, surtout si l'on sait que l'argent promis sera collecté en vendant la misère des victimes à une communauté internationale compatissante et indignée.Et l'on serait de surcroît assuré que les bénéficiaires éventuels n'en auraient point suffisamment pour les préjudices subis de cet argent collecté pourtant sur leur dos et en leur nom.

Ah, la belle affaire pour la junte et sa cinquième colonne exclusionniste :le beurre et l'argent du beurre, se remplir les poches tout en évacuant d'un revers de main dédaigneux ce «point de détail»!A titre d'illustration :la mobilisation internationale de la CI émue lors du tsunami asiatique de 2004 aura permis de réunir des fonds dépassant de loin les moyens financiers requis pour reconstruire les dégâts dans les pays touchés.Point n'est besoin de souligner que les souffrances des négro-Mauritaniens rencontreraient un écho tout aussi favorable sinon plus encore!

En envisageant ce «traitement spécial à fleur de peau»(Spezialbehandlung sic), la junte agirait comme les épouses inauguratrices de chrysanthèmes humanitaristes pendant que leurs capitalistes d'époux manufacturent la misère à la chaîne au sein du prolétariat.Il y a quelques années seulement de cela on se posait la question de savoir quelle serait l'orientation idéologique d'un régime donné, de nos jours la question se résumerait à savoir s'il succomberait à la dérive populiste comme la junte Mauritanienne.Et manifestement le général limogé est bien parti pour sombrer dans les précipices de l'aventurisme populiste adossé à sa cinquième colonne exclusionniste pour ne pas utiliser un autre mot plus trivial encore!

NB : Nekba=Catastrophe comme la "Nekba" Palestinienne.

samedi 18 avril 2009

SECONDE OPERATION DE HACKING DU BLOG PAR LES SBIRES DE LA JUNTE!

SECONDE OPERATION DE HACKING DU BLOG PAR LES SBIRES DE LA JUNTE!

Le blog est ENCORE une SECONDE fois victime de HACKING de la part d'une pseudo intelligentsia au service de la DICTATURE et mue par des sentiments où l'aigreur le dispute à la jalousie!

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MERCI POUR VOTRE SOUTIEN EVENTUEL!



PS:Pour vous en convaincre , comparez les deux versions EXPLORER et FIREFOX du blog ou des flux et vous serez vite édifiés!
NB:Ci bas les 5 plus récents articles supprimés tout bonnement et simplement, PARTIS EN FUMEE! Et le titre ci bas ne correspond pas à l'article!Ils ont encore sévi une seconde fois!

mercredi 15 avril 2009

Le FNDD et les éléphants.

Article non disponible sur le blog car supprimé par les hackers ! En voici le lien sur For-Mauritania qui l'a aussi publié! un comble que de renvoyer à d'autres sites pour des articles conçus et écrits pour son propre blog!



http://www.fr.for-mauritania.org/1292-0-Le-FNDD-et-les-lphants-.html



vendredi 10 avril 2009

Les écuries d'Augias de la dictature.

Notre régime démocratique confisqué aura soulevé un vent d'espérance parmi toutes les populations Mauritaniennes.Elles avaient vraiment cru vivre dans un pays nouveau, démocratique enfin régénéré. Cette première expérience démocratique était censée constituer un levier décisif pour le changement d'une Mauritanie enfin réconciliée avec elle même et décidée à tourner à jamais le dos à la dictature Tayiste et à son oligarchie, porte-étendard de la corruption et de l'idéologie d'exclusion .Mais nos populations eurent tôt fait de déchanter lorsque le régime démocratique qu'elles s'étaient choisies souverainement fut renversé 17 mois plus tard, le 6 Août 2008, par un pronunciamento militaire aux motivations équivoques et ambivalentes.

L'oligarchie corrompue n'aura eu de cesse avant d'enserrer le pays et ses institutions dans un décors figé à tout jamais où tout se déroulerait conformément aux scénarii par elle concoctés et dont les objectifs avoués ne seraient pas moins que l'annihilation de l'Etat de droit incompatible avec l'incurie et la corruption ainsi que la confiscation du processus démocratique. A cet effet, il irait de soi que l'orientation résolument démocratique du pays subira une inflexion à 360 degrés pour correspondre aux désiderata des forces obscurantistes qui tirent le pays vers l'arrière plombant ainsi son avenir démocratique .

Et la junte, bras séculier de cette machination, aura cherché et obtenu son adoubement par ces oligarques éculés à telle enseigne qu'elle se sera crue obligée de les convier au festin des bacchanales d'une Mauritanie exsangue par leurs oeuvres.Ce faisant, les putschistes militaires et civils auront sciemment choisi de prendre le chemin assuré d'une inéluctable descente aux enfers contre celui plus gratifiant mais aussi plus difficile des reformes nécessaires pour relever le pays, tâche à laquelle se sera attelée notre démocratie sabordée.Pour réussir la destruction planifiée et organisée de la Nation et l'étouffement a l'état embryonnaire de notre démocratie la junte ne pouvait s'adjoindre «meilleures compétences» en effet.

Les services qualifiés des «experts liberticides» de la confrérie Tayiste s'imposeraient comme un passage obligé pour qui veut intégrer le noviciat de la concussion exclusionniste de surcroît !Dès lors, l'on ne peut que constater avec dépit la réappropriation du pouvoir par ceux qui l'avaient perdu à la faveur de la démocratie et la mise en coupe réglée de tout un pays par ceux que j'aime souvent qualifier de «stakhanovistes de la concussion a la chaîne».Tout cela ne contribuera certes pas au renouveau de la vie publique et des ambitions soulevées à juste titre par l'intermède démocratique fécond que nous aurons vécu si intensément 17 mois durant .

Mon indignation personnelle retentit en écho à la clameur dénonciatrice de tout un peuple floué, déçu, rejetant le camouflet de l'usurpation de ses biens, de sa liberté, de son vote, de ses élections, de sa réconciliation nationale, de son éducation, de sa santé, de son pain, de son riz, de son blé, de son mil, de son pétrole, de son fer, de son poisson, de ses chameaux, de ses vaches ,de ses moutons, de sa faune, de sa flore, de son or, de ses phosphates, de ses diamants, de ses pierres précieuses, de ses terres, de ses "terres rares", de son désert, de sa sécurite, de ses impôts, de son épargne, de l'APD, de sa sueur, de ses larmes, de son sang etc...par une clique de flemmards interchangeables à volonté.Ceci n'aura pas été une figure de style, ces ressources existent et sont en fait éhontément pillées.

Par conséquent, face au retour en force de ces individus, le principe de précaution aurait dû s'imposer mais il n'est jamais trop tard pour bien faire.Le cordon sanitaire que je propose n'est même pas dicté par des considérations uniquement politiques.Non!Il ne s'agirait plus prosaïquement que d'une question d'éthique et d'une certaine conception de la démocratie.La gestion de la chose publique requiert en effet un minimum de morale et de probité, or le passé de ces hommes et de ces femmes les disqualifie de facto.Dans un Etat de droit ces personnages, toutes allégeances politiques confondues, auraient été jugés, punis, jetés en prison, révoqués, frappés d'inéligibilité, d'indignité nationale…etc .

Or, au lieu de cela, il se préciserait de plus en plus nettement que l'on veuille donner un pouvoir en blanc a ces criminels économiques dont beaucoup auraient aussi du sang sur les mains. Je n'invente rien et mes accusations seraient très certainement, bien en deçà de la triste réalité.Et l'on voudrait aussi nous faire croire que, le recours a ces caciques dont l'expérience politique se résumerait en un seul mot, concussion, s'imposerait pour sauver le pays et concrétiser le pseudo programme des putschistes obtus!Honni soit qui mal y pense!Mais de grâce, de quelle maturité ou sagesse politiques pourraient bien se prévaloir ces suppôts du dictateur Taya, toujours prompts a brûler ce qu'ils ont adoré la veille?

Je monterais donc bien au créneau pour clamer qu'il n'y aurait pas d'alternative crédible à attendre de ces "saigneurs" au propre comme au figuré quasiment réfractaires invétérés à toute enculturation civique ou morale.L'establishment au crédo décidément interchangeable et inchangé devrait être à jamais confiné aux oubliettes.Il importerait donc de faire coûte que coûte barrage à cette junte ainsi qu'à ces politicailleurs incompétents qui ne connaitraient de Machiavel que la citation trivialisée de"la fin ou plutôt la faim justifierait les moyens".Oui absolument tous, y compris les plus vils et repoussants!

N'attendons donc point l'effondrement de ce qui subsisterait encore de nos institutions dans les abîmes sombres de la régression ou notre abdication devant la misère et la prostration pour sauver d'abord la démocratie acculée jusque dans ses derniers retranchements.Tout n'est peut être pas perdu.Hercule aurait bien réussi a nettoyer les écuries d'Augias encrassées par trente ans de fumier !Pourquoi pas nous donc?!

NB:Les écuries d'Augias dont le nettoyage aurait été l'un des 12 travaux d'Hercule.Wikipédia :http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89curies_d%27Augias

dimanche 5 avril 2009

Le nouveau parti de la junte ou le «partillon de la cour des miracles».

Le nouveau parti de la dictature dit du «rassemblement du peuple Mauritanien» (PRPM) fondé par certains séides Tayistes et néo-Tayistes ressemble à s'y méprendre à la "cour des miracles", nom d'un quartier malfamé du vieux Paris dont avaient pris possession les délinquants et autres personnages répugnants et véreux du Milieu.Ils s'y étaient si bien implantés et organisés, allant même jusqu'à élire un Roi, constituant ainsi une menace pesante pour l'ordre et la salubrité de la ville.Face à ce péril d'un genre nouveau, le pouvoir royal décida tout banalement de raser ce nid de coupe-gorges. La plupart finirent au bagne du reste .En parcourant la liste des «membres-fondateurs de ce nouvel avorton politique», je n'ai pu réprimer le parallèle frappant avec les éclopés de la truanderie de la cour des miracles.

Il semblerait bien, au fur et à mesure que s'égrennent les noms, que l'on ait voulu, comme qui dirait, battre le rappel de toutes les sommités du pillage organisé afin de parfaire la vivisection d'un pays, déjà saigné à blanc, par cette camarilla pendant près de trois décennies.Une bien étrange façon de se «mettre au chevet» d'une Mauritanie exsangue!Et une pas si innovante que çà manière de faire de la «politique».Entreprise écœurante et lugubre de "vampirisation", si besoin en était encore, du microcosme politique et en vertu de laquelle les qualités d'un «responsable» seraient jaugées exclusivement à l'aune de ses aptitudes a la prédation, en somme de son passé peu recommandable.Triste et bien attristante perspective!Tous les grands "saigneurs" pas seigneurs, au propre comme au figuré, de l'ex-régime honni auront été, ce faisant confortés dans leurs inexpugnables mépris et dédain de l'intérêt national et du respect de la volonté populaire.Tout heureux qu'ils seraient de se voir remis à contribution après leur bannissement par la démocratie.Et leur savoir-faire, somme toute assez sommaire et répandu au sein de la cour des miracles, est adoubé par la dictature comme modèle d'inspiration digne d'être reproduit et pérennisé.Quand je pense que ce parti seraient cautionné par des «références» avec lesquelles même Taya éprouverait quelques scrupules à s'acoquiner volontiers, j'en reste interloqué et dubitatif! Je vous épargnerais bien la peine et la mélancolie de passer en revue ce gratin de la concussion .

A ce train, si l'on ne change pas radicalement de cap et d'hommes, le pays irait droit a sa perte.Un véritable Harakiri national que même le code japonais du Bushido réprouverait.
Paradoxalement, le maintien voire le raffermissement au pouvoir de la meute de Ould Taya, n'aura même pas fini de nous convaincre que l'Histoire n'est décidément qu'un éternel recommencement. Non! Cela nous aura plutôt administré la sensation glaçante et inquiétante qu'elle s'est comme pétrifiée, plus grave encore putréfiée en Mauritanie. La fossilisation de l'action politique et de ses acteurs n'est certainement pas de nature à «rectifier» ou d'insuffler quelque renouveau à la pas si nouvelle que çà dictature aux relents Tayistes étouffants!.On ne fait pas du neuf avec du vieux.La brocante politicienne à la base de ce micmac politicien n'a déjà que trop montré ses limites et capacités de nuisance ainsi que, suprême sacrilège, sa compromission dans ce qu'il faudrait bien se résoudre à enfin qualifier de crimes contre l'Humanité auquel notre régime démocratique confisqué était en passe d'appliquer le traitement approprié .C'est un peu abruptement dit, je le concèderais, mais je tiens en aversion les euphémismes du genre «passif humanitaire» depuis que jeune diplomate à Bonn, j'en ai usé et abusé en louvoyant parmi les méandres sinueux et nauséeux de l'insoutenable.

Les autorités Allemandes, et Scandinaves, Amnesty International Deutschland et autres organisations civiles n'étaient certainement pas dupes, en dépit de toute l'ingéniosité que j'y mettais.L'exercice consistant à déguiser la factualité historique et à marteler les dénégations de responsabilité de ceux qui sont maintenant aux commandes de cet énième partillon-génération-spontanée infecte!Mais fort heureusement, les faits et les chiffres auront été décidément plus têtus et pugnaces que moi.D'ailleurs, j'en profiterais bien justement pour faire acte de contrition sincère de cette besogne repoussante qui m'était impartie a l'ambassade à Bonn et qui m'est toujours restée en travers de la gorge 20 ans après et la Nation toute entiere gagnerait a en faire autant avec moi.D'expérience, je sais que ce n'est pas avec les déclarations démagogiques, électoralistes et autres artefacts de cet acabit que les torts et injustices se réparent.De nouvelles exigences se font jour et elles impliquent un réexamen sans concessions, une relecture collective du passé avec pour objectif l'éclaircissement de toutes les zones d'ombres fussent-elles dérangeantes ou douloureuses.

L'interprétation minimaliste et l'absolution envisagée par la junte pour les auteurs de certains forfaits graves ne feraient qu'affaiblir le ciment social et dessécher davantage des rapports intercommunautaires déjà mis a mal par les traitements inappropriés appliques aux questions pendantes.Cette profession de foi sincère du jeune diplomate naïf que je fus aura failli me divertir des nouvelles ouailles du tout nouveau partillon de la dictature et de l'enracinement triomphant de la médiocrite rampante et de l'incurie souveraines en Mauritanie :l'hydre odieuse et immonde serait-elle en passe de faire mainbasse sur tout le pays?Je crois que nous assistons live et "mutatis mutandi" a l'émergence d'un Syndicat d'un genre nouveau celui des «stakhanovistes de la concussion» à la chaîne.Par conséquent, nous ne pourrions que dénoncer l'intronisation honteuse, en masse sur la place publique, des auteurs de l'enlisement moral et de la nécrose sociale et économique de notre Nation .
Le présent encore incertain et lourd de mauvais présages de la Mauritanie nous préoccupe et de la voir avancer vers l'avenir...à reculons nous trouble davantage!

mercredi 1 avril 2009

Rien que du populisme humanitariste pour apurer notre lourd Passif Humanitaire!

Le général limogé semblerait croire avoir trouvé la panacée à même d'évacuer faute d'apurer durablement le lourd passif humanitaire que traîne comme un boulet notre pays en enfourchant le canasson du populisme humanitariste à défaut d'être humanitaire!Qu'on ne s'y méprenne point, le fallacieux argumentaire humanitariste par lui développé ne résisterait point à la pugnacité et la complexité des faits et, passés les effets de manche outrageusement et outrancièrement électoralistes, il n'en resterait que vaines paroles que vent emporte .Autant donc dire que nous aurions à faire à une rhéthorique de circonstance défiant tout sens commun et sans lendemains sinon ceux de contribuer à asseoir l'impossible légitimité d'une usurpation se parant des atours humanitaristes pour nous « aider » à faire le deuil de notre démocratie et par conséquent de tout espoir de justice sociale .

Autre «détail» comme aurait dit cet autre nazillon Français Le Pen :on n'aplanirait point le fardeau humanitaire en pliant sous le faix des machiavéliques chevaux de retour jadis anathématisés même par Taya en raison de leur fanatisme, de leur rigide idéologie sectaire, exclusionniste et obscurantiste.Or ces "émérites" experts de l'agit-prop et de l'intox au service d'idéaux glaçants et terrifiants de par leur étroitesse constitueraient le gros de la cinquième colonne sur laquelle se reposerait avec un aplomb et un cynisme ostentatoires la dictature «humanitariste» du général limogé. "Dis moi qui tu hantes et je te dirais qui tu es" du fameux adage !On n'éteindrait pas le brasier humanitaire en rameutant à tour de bras ce que compterait le pays de cerbères lucifériens dédiés corps et âme à la haine raciale et soucieux avant tout d'attiser les braises enfin apaisées au prix d'énormes efforts et de renoncements initialisés par le régime démocratique que nous nous sommes choisis en élisant souverainement un président et un parlement .Dire une chose et faire son contraire!Cf l'article:HCE :le ver est dans le fruit de la dictature.

Manifestement ces extravagances populistes à quatre sous, et ce serait vraiment le cas de le dire ici, feraient plutôt le lit à un retour à l'ordre honni d'où prennent racines les causes ayant engendré cette véritable «Nekba» humanitaire qui plombe les rapports intercommunautaires et la Nation depuis plus de deux décennies .Il ne s'est point agi pour le général limogé de plancher sur les causes du mal afin de trouver le traitement curatif adéquat, en fait sa démagogie et les «solutions» envisagées n'auront même pas de vertus paliatives tant elles seraient aussi superficielles et sommaires que la politique épidermique en cause justement.Au lieu d'avoir de grandes visions novatrices pour la Mauritanie, le général limogé semblerait résigné et prêt à l'accepter telle qu'elle a été hélas, avec tous ses défauts et les qualités en moins.

A en croire les idées développés par notre apprenti-tyran, point ne serait besoin de s'appesantir outre mesure sur les racines du mal et ses multiples implications et ramifications dès lors que quelques mesurettes d'indemnisations mal faites suffiraient pour envoyer aux calendes grecques et pour de bon ce passif dont il aurait été pourtant l'un des co-auteurs ou, à tout le moins, le témoin passif bien placé dans l'oeil du cyclone raciste.Quelle légèreté, surtout si l'on sait que l'argent promis sera collecté en vendant la misère des victimes à une communauté internationale compatissante et indignée.Et l'on serait de surcroît assuré que les bénéficiaires éventuels n'en auraient point suffisamment pour les préjudices subis de cet argent collecté pourtant sur leur dos et en leur nom.

Ah, la belle affaire pour la junte et sa cinquième colonne exclusionniste :le beurre et l'argent du beurre, se remplir les poches tout en évacuant d'un revers de main dédaigneux ce «point de détail»!A titre d'illustration :la mobilisation internationale de la CI émue lors du tsunami asiatique de 2004 aura permis de réunir des fonds dépassant de loin les moyens financiers requis pour reconstruire les dégâts dans les pays touchés.Point n'est besoin de souligner que les souffrances des négro-Mauritaniens rencontreraient un écho tout aussi favorable sinon plus encore!

En envisageant ce «traitement spécial à fleur de peau»(Spezialbehandlung sic), la junte agirait comme les épouses inauguratrices de chrysanthèmes humanitaristes pendant que leurs capitalistes d'époux manufacturent la misère à la chaîne au sein du prolétariat.Il y a quelques années seulement de cela on se posait la question de savoir quelle serait l'orientation idéologique d'un régime donné, de nos jours la question se résumerait à savoir s'il succomberait à la dérive populiste comme la junte Mauritanienne.Et manifestement le général limogé est bien parti pour sombrer dans les précipices de l'aventurisme populiste adossé à sa cinquième colonne exclusionniste pour ne pas utiliser un autre mot plus trivial encore!

NB : Nekba=Catastrophe comme la "Nekba" Palestinienne.